Nakadia, Techno Diva

Nakadia, Techno Diva

KOLOUR IN THE PARK

Nakadia, Techno Diva

Christophe Chom’s & Antoine Ccht

24 Avril 2018

La DJane asiatique la plus connue au monde parcourt la planète clubbing dans tous les sens depuis désormais presque 15 ans, jouant tous les mois dans une douzaine de villes et souvent de 6 à 8 pays différents, de Berlin à Ibiza, de Bogota à Sydney et de Bangkok à Samui.

Programmée juste après sa cadette, au cœur du souffle du dragon de Kolour in the Park, Nakadia a livré un de ces sets enthousiastes et dynamiques dont elle a le secret, avant de répondre aux quelques questions de Latitudes.

Vous tournez de plus en plus apparemment, quels sont les meilleurs endroits où vous avez joué l’année dernière ?

L’an dernier a été la meilleure année jusqu’à présent et cette année sera encore meilleure. À la fin de l’année 2017, je suis allée dans de nouveaux pays comme la Colombie et l’Australie. Mes premiers concerts dans ces pays étaient incroyables ! À Bogota et à Sydney, j’ai joué dans des clubs à guichets fermés et les gens sont devenus fous. À Bogota, mes sets de 3 heures se sont transformés en set de 6 heures… puis (à 8 heures du matin) ils ont dû fermer le club, même si c’était encore bondé ! Pour 2018, j’ai des super trucs de prévus, tous les DJs du monde entier en rêvent, comme jouer sur la scène principale du plus grand festival du monde ou lors de la plus grande soirée d’Ibiza : Elrow à Amnesia.

Comment s’est déroulée cette édition de Kolour in the Park ? Quelle est votre relation avec le festival ?

Kolour in the park est toujours un moment important à Bangkok. J’ai passé un bon moment. Je pense qu’au cours des 4 dernières années, l’équipe de Kolour est devenue comme une deuxième « famille ». On se considère désormais plus comme des amis que comme des partenaires commerciaux et c’est agréable.

Je suppose que vous connaissez Mendy Indigo qui a joué juste avant vous, pensez-vous avoir ouvert la voie à des femmes DJ comme elle ?

Mendy et moi nous connaissons depuis 2010, quand elle n’était pas encore DJ. Nous sommes de la même ville : Korat. Quand j’ai commencé à mixer, c’était un monde différent. Je n’étais pas seulement une DJ féminine totalement nouvelle, j’étais aussi la première DJane à jouer de la techno en Thaïlande. Aucun club ne voulait me laisser les platines. Ils m’ont tous dit : « Change ta musique, tu pourras jouer ». Mais je n’ai pas cédé. Un jour, Glow m’a ouvert ses portes et Gert, le propriétaire, m’a laissé faire ce que je voulais. J’ai donc commencé mes premières soirées techno au Glow. Plus tard, des Farang DJs sont venus à mes soirées et m’ont dit : « waouh, ils te laissent jouer ce genre de musique ici… je veux faire ça aussi ! » et peu à peu, Glow est devenu le premier club underground de Bangkok. C’était un travail très difficile à l’époque, car les gens pensaient que ma carrière serait terminée avant de commencer. Mais voyez maintenant, les DJanes sont en plein essor, la techno aussi et notre public s’élargit chaque année.

Que pensez-vous de la scène thaïlandaise actuelle, a-t-elle évolué récemment à votre avis ?

Je pense que sur le plan musical, nous avons beaucoup progressé et je suis toujours heureuse de voir plus de Thaïlandais écouter une musique de qualité. Nous pourrions aller beaucoup plus loin si la situation en Thaïlande était plus stable. À tout moment, les clubs et même les grands événements sont fermés prématurément, sans raison valable. Ce genre de choses ne se produit pas en Europe ou dans d’autres pays développés, ils peuvent ainsi avoir une scène beaucoup plus forte. Investir dans des événements en Thaïlande implique un gros risque et peu de gens veulent le prendre.

Après toutes ces années, est-ce toujours spécial pour vous de venir jouer en Thaïlande ?

Pour être honnête, je suis très heureuse de pouvoir prendre mon vol de retour pour Berlin demain ! Tant de soirées ont été annulées ou fermées ces dernières semaines ; j’ai besoin de bonnes expériences maintenant, donc j’ai vraiment hâte de repartir en tournée dans le monde pour le reste de l’année. Il y a d’énormes soirées qui m’attendent. Je suis sûr qu’au bout de quelques mois, je serai heureuse de revenir en Thaïlande, espérons que la situation sera à nouveau stable d’ici là.

www.facebook.com/djnakadia

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