Cuisine khmère, l’heure des fleurs

Cuisine khmère, l’heure des fleurs

FOODIES IN PHNOM PENH

Cuisine khmère, l’heure des fleurs

destinationcambodia@magazinelatitudes.com

24 Février 2017

À vingt-deux ans, la manager d’un restaurant de cuisine khmère très en vogue se penche sur les aspirations des nouvelles générations dans un très jeune pays. Extraits de la conversation de Latitudes/Destination Cambodge avec celle qui est l’âme de Phka Slaa, un spacieux établissement tout près du Palais Royal de Phnom Penh.. 

Phka, le plein de fleurs…

Quand nous avons commencé à réfléchir à notre menu il y a un an, nous avons mesuré l’ampleur des ressources de la cuisine traditionnelle khmère. Elle a bien plus à offrir que les inévitables lok lak et amok ! Je suis allée en Italie plusieurs fois – mon fiancé vient de là-bas –, les fleurs de légumes sont omniprésentes et à Phka Slaa (le nom khmer de l’inflorescence des cocotiers) nous servons aussi des fleurs de potiron légèrement saisies avec une farce de porc et de crabe. Mêler tradition et modernité, c’est un plaisir ! En musique de fond, j’aime passer des “oldies”, des chansons venues de l’Âge d’or des années 1960.

Province et poivre…

Je suis une fille de la ville et pourtant je crois que tous les Cambodgiens portent dans leur cœur des souvenirs de la campagne, un amour de l’existence rurale et d’un rapport profond avec la nature. Phnom Penh est en plein boom, les gratte-ciel poussent partout, mais nous aurions besoin de plus d’espaces verts. Ma famille vient de Kampot, du Sud verdoyant, et je rêve souvent d’y créer un jour une petite plantation de poivre. Il faut trouver le sol adéquat, la qualité des grains de poivre dépend énormément de la situation géographique, de la proximité de la mer et des montagnes, de tant de facteurs…

Priorités…

J’ai commencé à travailler très tôt, je dois encore terminer cette année mes études en droit des affaires tout en coordonnant une équipe de vingt-quatre personnes… Nous sommes la première génération de Cambodgiens à vraiment voyager à l’étranger, j’ai déjà visité Singapour, Shangaï, Bangkok, l’Europe, et à chaque fois notre première réaction est d’être un peu intimidés, avec un certain complexe d’infériorité, mais quand nous rentrons chez nous nous rendons compte que le rythme de vie ici est moins contraignant, que tout est plus accessible… Nous pouvons très bien nous développer en tant que nation sans renoncer à notre manière d’être. Apprendre d’autres cultures sans perdre la nôtre. C’est quelque chose que l’on peut ressentir à Phka Slaa et je crois que c’est une des raisons pour lesquelles l’endroit attire les voyageurs du monde entier.

www.facebook.com/phkaslaa

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