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Latitudes Magazine | Local Trip : La terre rouge de Buriram

LOCAL TRIP 

La terre rouge de Buriram

Catherine Vanesse

11 Septembre 2017

Souvent considérée comme la région la plus pauvre deThaïlande, l’Isan fait très peu partie des circuits touristiques malgré l’attrait des temples khmers. Pourtant, une immersion plus longue et personnalisée offre la possibilité d’aller à la rencontre des habi- tants et de découvrir certains savoir-faire ancestraux.

En effet, la province de Buriram est connue pour ses étoffes aux couleurs orangées, teintées de manière naturelle à partir de la terre volcanique. La plateforme communautaire VeryLocalTrip y organise des séjours de 2 ou 3 jours pour partir à la découverte des traditions de ces communautés et explorer la région hors des sentiers battus.

Il est 8 heures du matin lorsqueYim vient nous chercher à notre hôtel à quelques kilomètres de Phanom Rung. Pendant les deux ou trois prochains jours, elle sera notre guide locale dans la région. Originaire de la province de Chonburi,Yim s’est installée il y a 20 ans à Nang Rong et se passionne pour l’histoire de l’empire khmer et pour les communautés et les savoir-faire de chacune d’elles. De chaque temple, elle connaît l’histoire par cœur et nous explique comment identi er les périodes de construction à partir des détails sur les bas-reliefs.
Après la visite des temples, nous partons pour le village de Charoen Suk. À côté de la maison d’une des doyennes du village, un espace commun où les femmes viennent teindre les ls de coton dans une mixture faite de terre, d’écorces et de fruits, offrant selon la clarté de cette mixture et le temps d’immersion, une gamme complète de couleur orange. Il s’agit d’une activité complémentaire pour beaucoup de ces femmes. Après deux jours pour teindre et sécher le coton, elles tisseront des foulards, blouses, pantalons qu’elles vendront ensuite aux visiteurs, mais surtout à des grossistes pour une somme dérisoire. Yim sert d’interprète, les questions fusent de notre côté sur la production, le prix de vente, le mode de vie de ces femmes, l’origine de ce savoir-faire.

Peu de traces écrites, la doyenne remonte cette tradition de teinture à 60 ans, peut-être 80, elle n’est pas trop sûre. Le savoir, en revanche, pourrait bien se perdre, les jeunes générations se détournant de ces labeurs manuels peu rémunérateurs. La rencontre est riche et nous ne partons qu’après avoir nous-mêmes répondu aux nombreuses questions de cette communauté.

Lors de notre séjour, nous découvrirons également une com- munauté spécialisée dans la soie au sein du village de Nong Ta Kai, de la culture des vers au tissage ainsi que le village de Baan Somjit où nous dégusterons du khao tok (ขๅ้วตอก), galette de riz sou é au caramel, un délice.

L’idée développée parVeryLocalTrip est de proposer des expériences, des séjours en immersion au sein d’un village, d’une communauté tout en prenant en compte l’impact pour celle-ci, comme l’explique son fondateur Maxime Besnier : « Nous faisons attention à l’impact social, il y a tout un travail de formation qui est e ectué avec ces communautés a n qu’elles continuent à vivre de leurs activités propres et non du tourisme, même si le tourisme leur rapporte de l’argent, car c’est 70 % du prix que les voyageurs payent qui leur reviennent ». Pour cela, VeryLocalTrip travaille en partenariat avec le Research Center of Communication and Development Knowgledge Management (CCDKM).

www.ccdkm.org
www.verylocaltrip.fr

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